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sabato 5 dicembre 2015

LES HADZA | JOANNA EEDE

Les Hadza, l’une des dernières tribus africaines de chasseurs-cueilleurs représentent une population d’environ 1 300 personnes. Ils vivent au sud de l’équateur, entre les eaux salées du lac Eyasi en Tanzanie et les remparts de la vallée du Grand Rift.
La terre ancestrale des Hadza s’étend à la limite de la plaine du Serengeti, dans l’ombre du cratère du Ngorongoro. Leur présence dans la région de Yaeda Chini remonte à des millénaires.
Comme les Bushmen d’Afrique australe, ils sont génétiquement l’un des plus ‘anciens’ lignages de l’humanité.
Ils parlent une langue à clics qui n’est liée à aucune autre langue sur Terre.
Au cours de ces cinquante dernières années, la tribu a perdu 90% de son territoire. Jusque dans les années 1950, les Hadza vivaient principalement de la chasse et de la cueillette.
Depuis lors, le gouvernement tanzanien a entrepris de les sédentariser. Aujourd’hui, seuls 300 à 400 Hadza sont encore des chasseurs-cueilleurs nomades, tirant l’essentiel de leur nourriture de la savane, tandis que le reste de la population vit à temps partiel dans des villages sédentaires, complétant la nourriture achetée localement avec des produits naturels.
Dans certaines régions, les Hadza vivent dans une situation de discrimination, d’exclusion et de pauvreté sur des petites parcelles de terres qui leur ont été volées par leurs voisins agriculteurs et éleveurs, explique l’anthropologue James Woodburn, qui travaille avec les Hadza depuis des décennies.
Leur présence sur ces terres remonte à près de 40 000 ans, mais ils n’ont plus de place dans une société qui les considère comme des arriérés, commente Stephen Corry, directeur de Survival International.
Nous avons été repoussés aux limites de notre territoire par les agriculteurs, les pasteurs et les éleveurs de bétail. Comme nous ne pratiquons pas l’agriculture et n’élevons pas du bétail, la plupart des gens – y compris les autorités gouvernementales – considèrent que nos terres sont vides et inutilisées, déplore un Hadza.
Leur savane a été défrichée pour faire place à l’agriculture, les forêts et la brousse rasées pour fabriquer du charbon de bois et installer des trous d’eau pour irriguer les vastes champs d’oignons.
On cultive maintenant la patate douce à proximité des marais salants du lac Eyasi.
Au cours des cinq dernières années, cependant, la sensibilisation accrue de l’opinion internationale à leur situation a eu pour conséquence des victoires significatives pour les Hadza.
Ils ont failli être expulsés en 2007, lorsqu’une compagnie étrangère de safaris a obtenu une concession de chasse du gouvernement tanzanien. La compagnie a été forcée de renoncer à son projet suite à une campagne internationale de mobilisation menée par les Hadza, en collaboration avec une coalition d’ONG locales et internationales.
Plus récemment, en octobre 2011, une communauté hadza de 700 personnes a reçu les titres de propriété d’un territoire de plus de 20 000 hectares. Ce fut un moment historique, car pour la première fois de son histoire un gouvernement tanzanien a formellement reconnu les droits fonciers d’une tribu minoritaire.
Nous sommes très heureux, ont déclaré les Hadza à Survival International. Il nous reste maintenant à obtenir des titres de propriété pour les autres communautés hadza.
Jusqu’à il y a une trentaine d’années, les Hadza chassaient fréquemment de gros animaux comme le zèbre, la girafe ou le buffle dans les denses savanes d’acacias de Yaeda Chini, leur terre ancestrale, qu’ils partageaient avec le rhinocéros et le lion, l’éléphant ou les grands troupeaux d’animaux sauvages.
La plupart des grands mammifères ont fortement diminué en nombre, de sorte qu’aujourd’hui les Hadza ne chassent guère que le dik-dik (une petite antilope), le singe, le porc sauvage, le phacochère ou l’impala, et occasionnellement l’élan et le koudou.
Les Hadza chassaient traditionnellement à l’arc et aux flèches, à l’aube ou au crépuscule.
Les cordes de leurs arcs étaient fabriquées avec des ligaments d’animaux, les flèches méticuleusement façonnées en bois de kongoroko et empennées de plumes de pintades.
Le métal des clous est martelé pour confectionner les pointes de flèches et la sève de l’arbuste de la rose du désert est utilisée pour les enrober de poison.
Des règles et des croyances particulières régissent les pratiques de chasse des Hadza. Si un animal n’est que blessé par la flèche, le nom de son espèce ne pourra être directement mentionné; en le prononçant, les Hadza pensent que l’animal récupérera et s’évadera.
Les fourreaux de couteaux sont souvent fabriqués avec la peau de la patte arrière de l’impala, laissant apparaître sa glande odorante. Les Hadza font aussi des sacs en peau de dik-dik, utilisés pour transporter couteaux, pipes, tabac ou pointes de flèches.
Les Hadza n’ont que très peu de biens matériels; ceux qu’ils possèdent sont souvent distribués : dans leur ethos, le partage est fondamental.
En tant qu’Hadza, si vous avez plus de possessions personnelles – arcs, flèches, pipes en pierre – que vous n’en avez besoin pour l’utilisation immédiate, alors vous devez les partager, explique James Woodburn.
Pour les Hadza, le partage n’est pas un acte de générosité, poursuit-il, c’est une obligation morale de donner ce que vous avez sans attente de retour.
Le miel sauvage – qui constitue une part importante du régime alimentaire hadza – est également partagé.
Les chasseurs suivent le ‘guide du miel’, un oiseau qui les conduit vers les nids d’abeilles sauvages en échange de la cire qu’il consomme. L’oiseau appelle les chasseurs qui sifflent en retour. Il papillonne d’arbre en arbre, en s’arrêtant pour attendre les chasseurs, les conduisant à un nid d’abeilles souvent élevé dans les branches brun-gris d’un vieux baobab.
Certains arbres sont régulièrement visités par les Hadza depuis des centaines d’années.
En faisant pivoter rapidement un bâton entre ses mains, un chasseur hadza produit une étincelle pour allumer une poignée d’herbes sèches ou un faisceau de brindilles.
Il monte alors dans l’arbre avec les brindilles enflammées qu’il place dans un trou où se trouve un nid. Lorsque les abeilles sont enfumées, il s’empare du nid.



















All images © Joanna Eede/Survival International

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sabato 4 aprile 2015

BENIN | DAVID PAUL CARR

Is an English photographer based in Paris, France.
 His work includes editorial, corporate, institutional and NGO photography. David Paul Carr’s portfolio shows different beautiful series : Ketou (a town of the Republic of Benin previously called « Dahomey »), The beach house project, NYC, NGO (different places around the world), Singles (urban experiments), Istanbul…


























 All images © David Paul Carr


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domenica 1 marzo 2015

WAR FOR MINERALS | ERBERTO ZANI

Guerra per i minerali 
(Repubblica Democratica del Congo)



Repubblica Democratica del Congo, regione del Nord Kivu, catena montuosa del Masisi. Coltan e Manganese sono metalli rari, presenti per la maggior parte in questa zona del Congo: utilizzati nella produzione di cellulari, computer e tablet, il loro valore di mercato è così alto da interessare multinazionali ed organizzazioni criminali. Per destabilizzare la situazione politica e controllare il traffico dell’estrazione mineraria, vengono finanziati gruppi armati in guerra tra di loro. Sotto la supervisione dei compratori in Ruanda, miliziani spietati gestiscono il territorio, sfruttando le popolazioni locali ed impadronendosi delle risorse naturali per acquistare altre armi, aumentando così il proprio potere e creando un circolo vizioso difficile da debellare. A Rubaya, piccolo insediamento tra le montagne del Masisi, detta legge il movimento armato dei Nyatura: formatosi dalla secessione, nel 2010, dal movimento ribelle CNDP (poi divenuto M23), il gruppo è composto prevalentemente da congolesi di etnia Hutu.


 Reintegrati come alleati dell’esercito regolare F.A.R.D.C., nemici fino a qualche anno fa, i Nyatura non ricevono alcun compenso dal governo: sopravvivono sfruttando liberamente la popolazione locale di Rubaya, controllando l’estrazione delle risorse minerarie (Coltan e Manganese) e gestendone le vendite. All’interno delle montagne circostanti, le miniere sono buchi profondi 20 metri, malamente puntellati da assi di legno: sotto lo sguardo vigile dei Nyatura, i minatori lavorano in condizioni precarie e spesso, soprattutto nella stagione delle piogge, si verificano incidenti mortali causati da improvvisi crolli nei tunnel.Il materiale estratto viene prima portato a spalle al fiume, per essere setacciato e lavato, poi in città dove viene pesato, caricato su camion scortati dai militari e in seguito trasportato e venduto in Ruanda. A Rubaya non di rado i miliziani abusano della popolazione civile con esecuzioni sommarie, stupri e l’imposizione di pesanti tasse o giornate di lavoro non retribuito in miniera. Nella piccola città, cresciuta tra fango e violenza, le uniche attività che prosperano sono i locali dove l’alcol scorre a fiumi ed il bordello, dove centinaia di ragazze-bambine lavorano per meno di un dollaro a prestazione.



L’intero reportage si può vedere sul sito www.erbertozani.com.
“War for Minerals” ha ricevuto diversi premi ed onorificenze in alcuni dei più prestigiosi concorsi fotografici al mondo:- PX3, Prix de la Photographie Paris 2014, primo premio categoria “Press War” (catalogo PX3 2014); – IPA, International Photography Awards / Lucie Awards 2014: Menzione d’Onore nelle categorie “Deeper Perspective Finalist” ed “Editorial General news” (catalogo 2014 Annual Award IPA Book); – MIFA, Moscow International Foto Awards 2014: Menzione d’Onore, categoria “Conflict”; – Photographer’s Forum 34th Annual Spring Photography contest (Los Angeles): finalista con Menzione d’Onore  (catalogo “Best of photography 2014″).



      
 Biografia dell’autore Erberto Zani (Parma, 1978) lavora come fotografo e giornalista freelance specializzato in tematiche sociali.



Dopo gli studi in Arti Grafiche applicate all’Istituto d’Arte Paolo Toschi e in Storia dell’Arte Contemporanea all’Università di Parma, ha collaborato stabilmente, dal 2004 al 2007, con il quotidiano “Gazzetta di Parma”. Freelance dal 2008, il suo lavoro include reportage da alcune delle zone più difficili del mondo tra cui il dopo terremoto ad Haiti, gli effetti delle mine antiuomo in Cambogia, l’odissea dei profughi somali in Nepal, la vita all’interno delle favelas di Medellin in Colombia, le miniere di carbone a cielo aperto in Jharkhand ed il festival Hindu del Maha Kumbh Mela in India, i profughi siriani in Libano. Membro dal 2011 dell’AIRF, Italian Press Photographers Association, collabora con numerose Organizzazioni Non Governative e Onlus italiane ed estere. Ha pubblicato i volumi fotografici “Drops of Life” (2010), “Haiti: fragments” (2010), “Hope” (2011), “Sahel” (2012), “Babanagar, Colombia” (2013), “Maha Kumbh Mela” (2014) e “Tsiry Parma” (2014).erbertozani@gmail.com
Calendario 2015 sul tema dei minerali clandestini http://mineraliclandestini.it/http://mineraliclandestini.it/



Il coordinamento nazionale Solidarietà e Cooperarione CIPSI, con sede a Roma e che associa 28 organizzazioni non governative di sviluppo (ONG) ed associazioni che operano nel settore della solidarietà e della cooperazione internazionale, ha realizzato il calendario 2015 incentrato sul tema dei minerali clandestini del Congo: le immagini pluripremiate del fotografo Erberto Zani sono accompagnate da testi di importanti giornalisti italiani. Un’iniziativa di sensibilizzazione verso una tematica molto spesso trascurata.  http://solidarietainternazionale.it

Petizione per la TRACCIABILITA’ dei MINERALI
Sempre nel 2014, il CIPSI ha lanciato la Campagna “Minerali Clandestini” www.mineraliclandestini.it con una petizione su CHANGE.ORG per chiedere all’Unione Europea e all’ONU una seria e definitiva tracciabilità dei minerali evitando ulteriori finanziamenti di guerre per il controllo dei giacimenti (come già successo in passato per i diamanti).















Copyright © Erberto Zani 

All Rights Reserved.




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