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martedì 14 marzo 2017

RAYMOND DEPARDON | PHOTOGRAPHER



Raymond Depardon is a photographer, a journalist and a filmmaker, but, above all, his eyes view humans with compassion. He respects others and is kind with the reality of their lives. He was born into a family of farmers in 1942 in Burgundy and went to Paris in 1958, wishing to be a photographer. He was first taken on as a messenger in an agency and was sent to take photos of an opening-night at the cinema: the movie was none other than Jean-Luc Godard's Breathless. He finally established his own agency, Gamma, together with three reporters, in 1966 'not for money but for the freedom'. He suggested to set up a cinema department: 'we bought an Eclair- camera and tried to make news-films for television in addition to taking news-photograhs... It was then that I learned to hold the camera." When Depardon films people, he is silent. If one has the impression that he always keeps his eyes lowered in the face of the world's miseries, it is untrue. Raymond Depardon looks as through a lattice and reacts like quicksilver, keeping his deepest, innermost emotion secret, and allow his pictures to speak for themselves. His films are now screened in all international film festivals, from Cannes to Hong Kong.
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Raymond Depardon (né le 6 juillet 1942 à Villefranche-sur-Saône, Rhône, France) est un photographe, réalisateur, journaliste et scénariste français, considéré comme l'un des maîtres du film documentaire. Il est membre de Magnum Photos.

Raymond Depardon s'intéressa très tôt à la photographie et prit ses premiers clichés dans la ferme familiale du Garet. En 1958 il devint l'assistant de Louis Foucherand. Ce photographe, qui avait beaucoup voyagé et réalisé des reportages pour diverses publications entre les années 1930 et 1960, s'associa avec Louis Dalmas au début des années 60. Cependant, il abandonna très vite cet emploi pour se consacrer au reportage en qualité de pigiste sans un sou vaillant mais porté par sa passion et sa détermination à réussir dans ce métier. En 1960, alors qu'il est toujours pigiste, Louis Dalmas l'envoie, par manque de photographes salariés de l'agence disponibles, couvrir l'expédition SOS-Sahara. En cours de reportage, apprenant que trois hommes se sont égarés dans le désert sans vivres et sans eau, il part à leur recherche. Grâce à son opiniâtreté, il les retrouve dans un état proche de l'épuisement en plein soleil avec pour seule protection une plaque de tôle ondulée. Les photographies en noir et blanc qu'il réalise alors sont publiées par Paris Match. L'une en couverture, les autres dans un cahier intérieur de 4 pages. Grâce à ce reportage il obtient un premier succès qui marque le début d'une carrière exemplaire qui repose sur le talent, l'intégrité, l'énergie et une grande force de travail. Depardon devient ainsi reporter salarié au sein de l'agence Dalmas et couvre ensuite les conflits (Algérie et Viêt Nam) mais aussi des sujets d'actualité, et traque les "people" comme un authentique "paparazzi".
Ce dernier genre n'étant pas sa tasse de thé… Six ans plus tard, en 1966, il fonde, en compagnie de Gilles Caron, sa propre agence : Gamma.

Parallèlement à son travail photographique, il commence, dès 1963, à réaliser des documentaires. En 1974, à la demande de Valéry Giscard d'Estaing, il tourne un film sur sa campagne électorale. Sa projection sera longtemps refusée par le nouveau président, et ce n'est qu'en février 2002 que 1974, une partie de campagne est diffusé à la télévision et au cinéma.
Son titre initial était 50,81%, le pourcentage des voix obtenu par Giscard d'Estaing à l'élection présidentielle.

Depardon a touché à presque tous les genres du documentaire et réalisé de nombreux films importants, portant son regard humaniste aussi bien au Tchad - son film de 1989, La Captive du désert, met en scène Sandrine Bonnaire dans le rôle de l'archéologue Françoise Claustre, une Française qui fut deux ans et demi otage au Tchad d'Hissène Habré et qu'il interviewa pendant sa captivité - que sur un asile psychiatrique, aux urgences, dans les palais de justice ou sur les problèmes du monde paysan dont il est issu.

Deux de ses premiers films suivent le travail de la presse et de ses fournisseurs : Numéros zéro montre les préparatifs d'un nouveau quotidien, Le Matin de Paris ; Reporters suit pendant tout le mois d'octobre 1980 les photographes de l'agence Gamma, entre couverture de l'actualité et chasses aux people pour des clichés de paparazzi.

Le 12 décembre 2008, il est honoré du prix Louis-Delluc.

Un des traits les plus caractéristiques de l'œuvre photographique de Raymond Depardon est la revendication de la subjectivité du photographe et de sa volonté de photographier des « temps morts », ce en quoi il se détache de l'école du reportage humaniste européenne de Cartier-Bresson et se rapproche de l'école américaine et des photographes tels que Walker Evans et Robert Frank.
Son ouvrage le plus significatif, le recueil Notes publié en 1979, est composé d'une centaine de photographies accompagnées de textes écrits à la première personne, entre l'exigence journalistique, c'est à dire un monde extérieur et l'autobiographie, le monde intérieur.

Son dernier ouvrage Photographies de personnalités politiques illustre encore cette démarche : Raymond Depardon cherche à photographier les personnalités politiques dans l'authenticité de leur action, en y ajoutant son regard : « Montrer la solitude de la personnalité politique est au centre de mon travail ».

Selon lui, l'âge d'or de la photographie politique se situe entre la fin du carcan antérieur à mai 1968 et 1982. C'est l'ère de « la photo de contact ». Il voit dans la période actuelle un retour à la tendance « détestable » des débuts de la Ve République avec le contrôle absolu des responsables de la communication.

Début 2006, Depardon a exposé à la Maison européenne de la photographie à Paris ses portraits de personnalités politiques.

La même année, il est le commissaire invité des Rencontres internationales de la photographie d'Arles (37es du nom) du 4 juillet au 17 septembre 2006.






























All images © Raymond Depardon

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lunedì 4 maggio 2009

EX-LEX 180

foto di Massimo Stefanetti

Gli anni Settanta sono stati il periodo più denso della nostra Repubblica, all’interno dei quali si sono dibattuti terrorismo, mafia, cattiva politica, ma anche ideali sociali nuovi e profonde battaglie civili, che condussero a importanti leggi dello Stato.Oggi si vorrebbe dimenticare tutto e, tendenza ancora più grave, ridiscutere e ridimensionare proprio quelle leggi vanificando così l’importante percorso compiuto.
«...l'istituzione manicomiale ha in sé, nel suo carattere violento coercitivo discriminante, una più nascosta funzione sociale e politica: il malato mentale, ricoverato e distrutto nei nostri manicomi, non si rivela soltanto l'oggetto della violenza di un'istituzione deputata a difendere i sani dalla follia; né soltanto l'oggetto della violenza di una società che rifiuta la malattia mentale; ma è insieme, il povero, il diseredato che, proprio in quanto privo di forza contrattuale da opporre a queste violenze, cade definitivamente in balia dell'istituto deputato a controllarlo. Di fronte a questa presa di coscienza, ogni discorso puramente tecnico si ferma. Che significato può avere costruire una nuova ideologia scientifica in campo psichiatrico se, esaminando la malattia, si continua a cozzare contro il carattere classista della scienza che dovrebbe studiarla e guarirla? L'irrecuperabilità del malato è spesso implicita nella natura del luogo che lo ospita. Ma questa natura non dipende direttamente dalla malattia: la recuperabilità ha un prezzo, spesso molto alto, ed è quindi un fatto economico- sociale più che tecnico-scientifico»
(in Morire di classe, 1969)

Franco Basaglia

Sono trascorsi ormai trent'anni dalla legge 180, detta anche "Legge Basaglia" dal nome dello psichiatra suo promotore e quaranta dall'apertura dei primi reparti psichiatrici: molta strada è stata percorsa, ma molta di più è ancora quella che abbiamo innanzi.
«Dal momento in cui oltrepassa il muro dell'internamento, il malato entra in una nuova dimensione di vuoto emozionale (risultato della malattia che Burton chiama "institutional neurosis" e che chiamerei semplicemente istituzionalizzazione); viene immesso, cioè, in uno spazio che, originariamente nato per renderlo inoffensivo ed insieme curarlo, appare in pratica come un luogo paradossalmente costruito per il completo annientamento della sua individualità, come luogo della sua totale oggettivazione. Se la malattia mentale è, alla sua stessa origine, perdita dell'individualità, della libertà, nel manicomio il malato non trova altro che il luogo dove sarà definitivamente perduto, reso oggetto della malattia e del ritmo dell'internamento. L'assenza di ogni progetto, la perdita del futuro, l'essere costantemente in balia degli altri senza la minima spinta personale, l'aver scandita e organizzata la propria giornata su tempi dettati solo da esigenze organizzative che – proprio in quanto tali – non possono tenere conto del singolo individuo e delle particolari circostanze di ognuno: questo è lo schema istituzionalizzante su cui si articola la vita dell'asilo.»
(in La distruzione dell'ospedale psichiatrico, 1964)

3 foto di Alex Majoli


5 foto di Giacomo Saviozzi



3 foto di Gianni Berengo Gardin

2 foto di Raymond Depardon


Giuseppe Fantuzzi, Internals of psychiatric hospital of San Lazzaro, Reggio Emilia, 1900


foto di Luciano D' Alessandro -Materdomini Ospedale Psichiatrico. Nocera Inferiore (Sa), 1965.

foto di Luciano D' Alessandro, Psychiatric hospital Materdomini of Nocera Superiore (SA), 1965

foto di Vasco Ascolini, Psychiatric hospital S.Lazzaro, Reggio Emilia, 2000

Le immagini storiche sono relative agli anni dal 1967 al 1970, quando, grazie a Franco Basaglia e ai suoi collaboratori, fu possibile, per alcuni, entrare negli ospedali psichiatrici e fotografare l'orrore esistente. Grazie a queste immagini crebbe l'attenzione per un universo fino a quel momento volutamente tenuto nascosto e molti fotografi iniziarono, e continuarono, a documentarne ogni aspetto.Le fotografie riprodotte percorrono questo arco di tempo fissando l'attenzione su questo mondo sollecitando, soprattutto, una riflessione sulla situazione odierna, che rischia di retrocedere tragicamente e continuare a cadere nell'indifferenza e in una vergognosa speculazione.

foto di Ugo Panella

Non sarà mai possibile, infatti, contrastare questa ormai pericolosa società dell'apparenza se, ogni volta, lasceremo calare le bende sugli occhi restando in silenzio.

Le foto dell'artista Carla Cerati saranno pubblicate in un prossimo post.
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